Jean-François Haut, du WSET pour lui et toute son équipe.

Professionnel de la logistique du vin depuis plus de dix ans, Jean-François Haut a choisi de suivre une formation auprès de l’École du Vin pour structurer ses connaissances et affiner sa compréhension du produit. Il revient sur son parcours, les apports de la formation WSET et son impact concret dans son secteur d’activité.

Pouvez-vous revenir sur votre parcours dans le secteur du vin et le rôle dans votre entreprise ?

J’ai commencé ma carrière comme juriste dans le domaine bancaire, poste que j’ai occupé pendant sept ans. J’ai ensuite rejoint Winesitting, une société qui gérait plusieurs caves et une activité de stockage. Nous étions une douzaine au départ, puis nous avons revendu les caves pour nous recentrer sur notre cœur de métier : la logistique du vin, avec un positionnement premium. Aujourd’hui, nous gérons tous les services annexes au vin, stockage, préparation de commande, livraison et aspects douaniers. Nous stockons environ 1,5 million de bouteilles, avec des flux mensuels importants. Nos clients sont variés, avec des attentes très différentes selon l’activité et la rotation des stocks.

Quel est votre rôle aujourd’hui au sein de l’entreprise ?

Au départ, j’étais très polyvalent, comme souvent dans les petites structures, puisque j’étais directeur logistique tout en participant à la manutention. J’ai vu passer énormément de caisses de vin ! Aujourd’hui, je suis davantage concentré sur le développement commercial, l’ouverture d’un nouvel entrepôt dans le sud-est de la France et la gestion des sujets douaniers. Cette partie est essentielle, car nous sommes responsables de la collecte et de la justification des droits d’accise. Cela implique un suivi administratif et réglementaire important.

Pourquoi avoir choisi de suivre une formation en œnologie ?

Même si je travaille dans cet univers depuis longtemps, je pense qu’il est difficile de bien comprendre le vin sans bases théoriques solides. J’avais déjà une certaine une familiarité avec les produits, mais je voulais aller plus loin. J’ai donc commencé par le WSET niveau 2. L’expérience m’a beaucoup plu, ce qui m’a naturellement donné envie de poursuivre avec le niveau 3.

Comment avez-vous vécu la formation sur place ?

J’ai suivi la formation avec Laurent Tépélos, et j’ai trouvé son approche très qualitative. Nous avons partagé le temps entre théorie et dégustation, une partie qui m’a énormément apportée. On apprend à mettre des mots sur ses sensations, à structurer son analyse. C’est quelque chose qu’il est impossible de faire seul, chez soi. De plus, le travail en groupe est très enrichissant, car chacun apporte son ressenti. Même les personnes les plus réservées ont participé sans difficulté, ce qui rendait les échanges particulièrement intéressants.

Comment s’est déroulé le passage de l’examen ?

Il comporte une partie dégustation et une partie théorique. Pour chacune, il faut atteindre un minimum de 55 % de réussite. La partie théorique demande un travail important en amont, pour acquérir les connaissances, mais aussi pour s’entraîner au format des questions. C’est une formation dense, avec un contenu très riche. On ne peut pas tout assimiler uniquement pendant les sessions, il faut vraiment s’investir personnellement.

Cette formation a-t-elle eu un impact dans votre entreprise ?

Après avoir passé le niveau 2, j’ai échangé avec la responsable des ressources humaines et nous avons proposé à nos collaborateurs de suivre eux-aussi la formation WSET, au niveau qui leur correspondait le mieux. Plusieurs l’ont déjà suivie, et d’autres vont le faire. Chez Winesitting, nous avons une vraie volonté de faire monter nos équipes en compétences. Beaucoup de nos équipiers arrivent sans connaissance particulière du vin, et il est important pour nous de valoriser leur progression. Cela correspond aussi à notre positionnement. Nous voulons offrir un service de qualité, et cela passe aussi par des équipes formées et impliquées.

Quel regard portez-vous sur l’évolution de la consommation de vin ?

Il y a effectivement une baisse importante de la consommation, notamment chez les jeunes. Les habitudes changent, et le vin n’est plus consommé de manière aussi systématique qu’avant. Cela dit, il reste très présent dans certains moments, notamment au restaurant ou lors d’occasions particulières. Il y a aussi une évolution vers une consommation plus occasionnelle, mais plus qualitative.

Quelle place occupe la dégustation dans votre vie personnelle ?

Je n’ai pas forcément beaucoup de temps pour déguster régulièrement, mais j’aime partager une bonne bouteille avec des amis. Pour moi, le vin reste avant tout un produit de plaisir et de convivialité.

Jean-François Haut attend aujourd’hui les résultats de son examen WSET niveau 3. Nous lui souhaitons bonne chance pour cette dernière étape, et une excellente continuation dans son parcours.