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Mixologie : 5 Cocktails Classiques Revisités Pour les Fêtes

La tendance est au « hometail », c’est-à-dire aux cocktails faits maison. En effet, selon une étude Nielsen, si 80 % des Français consomment des cocktails dans les bars, ils sont également très nombreux à en siroter à domicile (70 %). Un phénomène qui va probablement prendre de l’ampleur pendant les fêtes de fin d’année. Il faut dire que les cocktails ne sont pas seulement synonymes d’apéritif : ils trouvent aussi facilement leur place à table. La preuve avec 5 drinks emblématiques revisités !

Un Dry Martini japonisant

La première recette du Dry Martini a été publiée en 1904 : on la doit à un barman anglais qui travaillait dans le quartier de l'Opéra, à Paris. Depuis, ce cocktail aussi clair que de l’eau de roche, dont le plus bel ambassadeur n’est autre que James Bond, a fait le tour du monde. Qu’il soit réalisé à base de gin ou de vodka, agrémenté d’une olive ou d’un zeste de citron, le Dry Martini séduit par son profil très sec et intense. Quant au Sakétini, dont la recette remplace le vermouth dry par du saké, il est né dans les années 80. C’est d’ailleurs avec ce twist de Dry Martini que le « vin de riz » japonais a fait son entrée dans la mixologie moderne. Très élégante et moins puissante en alcool, cette version de ce cocktail mythique mérite vraiment d’être découverte.

Ingrédients :

  • 3 cl de saké Dassai 45
  • 3 cl de gin Tanqueray Ten
  • 1 zeste de citron

Méthode :

Dans un verre à mélange rempli au ¾ de glaçons, verser le saké et le gin, puis mélanger à l’aide d’une cuillère à mélange. Servir en filtrant dans une coupette givrée et décorer avec le zeste de citron.

L’accord :

Servez ce Dry Martini japonisant avec votre plateau de fruits de mer. Que ce soit avec les huîtres, les praires ou les langoustines notamment, il joue parfaitement des accords.

Un Old Fashioned gascon

La légende raconte que le Old Fashioned a été créé par un bartender du Pendennis Club, à Louisville, dans le Kentucky, au 19e siècle. Rien n’est moins sûr… En revanche, même s’il a vu le jour beaucoup plus tôt, on sait que la première recette de ce drink cultissime a été publiée en 1888. Il ne sera d’ailleurs baptisé Old Fashioned qu’après l’arrivée des cocktails dits modernes comme le Manhattan ou le Martinez. Longtemps snobé par les professionnels du monde du bar, il doit son retour en grâce à la série Mad Men, Don Draper, son personnage principal, étant un grand amateur de Old Fashioned. Si la version classique de ce cocktail de légende est élaborée avec du whiskey américain, n’hésitez pas à le réaliser avec de l’armagnac.

Ingrédients :

  • 7,5 cl d’armagnac Dartigalongue Double Oak
  • 1 morceau de sucre
  • 3 traits d’Angostura bitters
  • 1 zeste de citron
  • 1 cerise au marasquin

Méthode :

Dans un verre rocks, écraser au pilon le morceau de sucre imbibé de bitters, ajouter l’armagnac et les glaçons, puis mélanger avec une cuillère de bar. Décorer avec le zeste de citron et la cerise au marasquin.

L’accord :

Pour rester fidèle à la Gascogne, dégustez ce Old Fashioned à l’accent du Sud-Ouest avec un foie gras de canard mi-cuit.

Un Manhattan normand

Le Manhattan aurait été créé en 1874 à New York, au Manhattan Club, à l’occasion d’une fête organisée par Lady Randolph Churchill, la mère de Winston Churchill, en l'honneur de Samuel Jones Tilden, candidat à l'élection présidentielle américaine. Une autre histoire raconte que l’on doit le Manhattan à un barman de la Nouvelle-Orléans qui aurait goûté un cocktail à base de whiskey et vermouth lors d’une virée à New York et aurait perfectionné sa recette. Vous l’aurez compris, nous ne connaitrons probablement jamais la véritable origine de cette icône américaine. Traditionnellement élaboré à partir de bourbon ou de rye whiskey, le Manhattan devient un Rob Roy si vous optez pour un whisky écossais et un Star Cocktail si vous préférez le réaliser avec un calvados âgé, notre choix.

Ingrédients :

  • 6 cl de calvados Roger Groult 12 ans d’âge
  • 3 cl de vermouth Dolin rouge
  • 2 traits d’Angostura bitters
  • 1 cerise au marasquin ou 1 zeste d’orange

Méthode :

Dans un verre à mélange rempli au ¾ de glaçons, verser le calvados, le vermouth et le bitters, puis mélanger avec une cuillère de bar. Servir en filtrant dans une coupette et décorer avec la cerise au marasquin ou le zeste d’orange.

L’accord :

Le Star Cocktail, autant dire le Manhattan normand, tient parfaitement compagnie à un brie de Meaux, un fromage plus fruité et plus doux que le brie de Melun.

Un Negroni jamaïcain

C’est à Florence, au Caffè Casoni, que le Negroni a probablement vu le jour en 1919. Le comte Camillo Negroni, un habitué, grand amateur d’Americano, aurait demandé au barman de revisiter son cocktail favori avec du gin, un spiritueux qu’il venait de découvrir à Londres. Comme toutes les légendes, elle reste à prouver… Quoi qu’il en soit, le Negroni, identifiable à sa belle couleur rouge, reste aujourd’hui encore le roi de l’apéritif, réputé pour sa complexité et son amertume. Son autre atout ? Sa versatilité ! Le gin peut être remplacé par du bourbon ou du rye whiskey, mais aussi par de la tequila, du mezcal ou encore du rhum comme nous l’avons fait.

Ingrédients :

  • 3 cl de rhum Appleton 12 ans
  • 3 cl de Campari
  • 3 cl de vermouth Del Professore rouge
  • 1 zeste ou 1 rondelle d’orange

Méthode :

Dans un verre rocks rempli au ¾ de glaçons, verser le rhum, le Campari et le vermouth, puis mélanger avec une cuillère de bar. Décorer avec l’orange.

L’accord :

Si ce cocktail d’origine italienne s’impose généralement à l’apéritif, twisté au rhum jamaïcain, il trouve facilement sa place à la fin du repas en compagnie d’un gâteau à l’orange.

Un Sazerac frenchy

Le Sazerac, c’est le grand cocktail pré-prohibition. S’il a vu le jour aux États-Unis au Sazerac House, un bar fondé par l’importateur des cognacs Sazerac à La Nouvelle Orléans, son lien avec la France est incontestable. En effet, sa recette originelle mettait le cognac à l’honneur jusqu’au jour où le rye whiskey lui a volé la vedette. L’explication est simple : avec la crise du phylloxera, qui a ravagé le vignoble français à la fin du 19e siècle, l’eau-de-vie charentaise devient introuvable de l’autre côté de l’Atlantique. Mais, aujourd’hui, l’heure est venue de redécouvrir le Sazerac originel !

Ingrédients :

  • 6 cl de cognac Ferrand 10 Générations
  • 1 cl de sirop de sucre
  • 4 traits de Peychaud’s bitters
  • 1 cuillère à café d’absinthe La Fée
  • 1 zeste de citron

Méthode :

Dans un verre à mélange rempli au ¾ de glaçons, verser le cognac, le sirop et le bitters, puis mélanger avec une cuillère de bar. Servir en filtrant dans un verre rocks rincé à l’absinthe puis exprimer le zeste de citron à la surface du verre sans l’y déposer.

L’accord :

Pour conclure en beauté votre dîner, dégustez ce Sazerac frenchy avec des chocolats pure origine.

Cécile Fortis. Décembre 2021.