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Wai-Ming Lung, bloggeur hongkongais passionné par l’univers du vin

Fondateur et rédacteur en chef d’Orgyness, magazine en ligne sur la gastronomie et l’art de vivre, expert en marketing digital, enseignant et consultant, Wai-Ming Lung affine son projet professionnel à l’Ecole du Vin. Curieux, esthète et épicurien, il partage avec nous son parcours et ses meilleures adresses pour se régaler sans modération.  

« Travailler dans le vin nécessite une approche rationnelle et théorique qui le décorrèle de ses aspects purement hédonistes. »

Qu'est ce qui t'a amené dans le monde de la gastronomie et particulièrement en France ?

Lorsqu’ils vivaient en France mes parents étaient restaurateurs. C’est mon père qui nous a transmis à mon frère et à moi une certaine forme d’exigence du palais. 

Chez nous, les repas étaient des rendez-vous familiaux auxquels on ne peut se soustraire sans raison valable. J’en ai gardé un goût pour le rituel et son caractère sacré. A leur départ, je suis resté en France pour mes études, il était donc naturel que je m’intéresse davantage aux terroirs qui m’entouraient, plutôt qu’à un autre aux antipodes. 

Par la suite, ce sont les voyages et mon envie d’adopter un certain style de vie qui m’ont poussé à devenir un des premiers bloggeurs culinaires en France. La technologie a donné une voix à ceux qui n’avaient nulle envie de suivre les chemins tout tracés du journalisme traditionnel.

Quel était ton projet le plus remarquable dans l'univers du vin ?

La création d’accords mets-vins pour la Maison Dom Pérignon est certainement le projet le plus mémorable. Pour ce faire, je me suis aussi bien détourné des techniques traditionnelles employées par les sommeliers – pas assez créatives à mon goût – que celles des chefs pour qui le vin n’est souvent qu’un faire-valoir. D’autant plus que je n’allais pas me mesurer au savoir-faire d’un chef étoilé ou celui d’un œnologue chevronné ! 

Créer des accords uniques qui épousaient les contours d’un vin exceptionnel tout en éclairant des facettes précises pour sublimer la découverte a été un travail passionnant, un jeu de clair-obscur qui tient de la peinture.

Comment expliques-tu ton intérêt pour le Champagne ?

Le vin de champagne a l’avantage de se présenter seul, sans l’aide d’un expert qui va vous expliquer ce qu’il faut en faire. Sa seule existence suffit à justifier sa présence : c’est un vin de représentation, de célébration et de plaisir par essence

Pour autant c’est un vin qui a sa complexité, mais qui peut très bien vivre sans les oripeaux intellectuels qui encombrent trop souvent les métiers du vin. Le champagne, c’est un érudit qui ose feindre l’ignorance.

En quoi la formation à l'Ecole du Vin t'aide dans ton projet professionnel ?

Le goût pour le vin ou la gastronomie a souvent pour moteur le plaisir, or le plaisir n’est un métier, mais une sensation, fluctuante, capricieuse, sujette à mille facteurs qu’on ne contrôle pas. Donc travailler dans le vin nécessite donc une approche rationnelle et théorique qui le décorrèle de ses aspects purement hédonistes

Ensuite, et plus simplement, si les disciplines œnologiques et gastronomiques sont complémentaires, il ne m’était pas imaginable d’en explorer un et d’ignorer l’autre. Un repas sans vin est un triste repas.

La question qui nous tient à coeur : où manger et boire cet été ?

L’une des terrasses de l’été est sans aucun doute celle du Musée Nissim de Camondo à Paris. Arborée, agréable et élégante, avec une cuisine simple et une cave classique mais bien sélectionnée : sans complexe et sans excessive complexité. 

Ceux qui passent par Bordeaux ne peuvent repartir sans avoir rendu visite à Bernard Magrez, l’heureux propriétaire de 4 grands crus bordelais et de la Grande Maison où la carte est élaborée par Pierre Gagnaire

Enfin, les amateurs de champagne pourront se réfugier dès juillet sur le toit du palace Shangri La où Krug a installé une terrasse éphémère pour y servir ses meilleures bulles, flanquées de bouchées signées Petrossian.

Contact :
Wai-Ming Lung
www.orgyness.com